> Accueil > Livres > Prix littéraire Trillium > Finalistes – Prix Littéraire Trillium 2018
Partager

Finalistes – Prix Littéraire Trillium 2018

Finalistes du Prix littéraire Trillium en langue française

 

Le poids du temps
 

Maurice Henrie, Le poids du temps, Les Presses de L’Université d’Ottawa

Des réflexions sur des sujets essentiels, notamment la politique – car pendant de longues années, Maurice Henrie a travaillé à l’ombre des parlementaires fédéraux –, des questions d’ordre littéraire et des sujets de nature socioéconomique. 

Ici, la plume est au service de la libre pensée, sans censure. Elle aborde une foule de sujets dans des textes regroupés selon leur appartenance et leur orientation. Du côté de la politique, par exemple, Henrie explore l’affinité entre le député et ses électeurs, le régime traditionnel des poids et des contrepoids dans les débats en Chambre, et les vicissitudes qui accompagnent tout gouvernement au pouvoir. Côté littérature, il évoque le mystère des succès littéraires, les malentendus de bon aloi qui dominent la littérature et les misères de l’écrit dans un monde où dominent l’électronique et l’informatique.




Maurice Henrie

Né à Rockland Est, Maurice Henrie a publié des recueils de nouvelles, des essais, deux ouvrages satiriques sur la fonction publique et deux romans. Il est récipiendaire de nombreux prix et distinctions, dont le Prix Trillium en 1996 pour Un balcon dans le ciel. Ses écrits sont traduits et utilisés en pédagogie un peu partout dans le monde.

Lien vers la maison d’édition : https://press.uottawa.ca/le-poids-du-temps.html










Le bonheur est un parfum sans nom

Didier Leclair, Le bonheur est un parfum sans nom, Éditions David

Le bonheur est un parfum sans nom est l'histoire d'un romancier, musicien noir, qui n'a pas écrit une ligne depuis quatre ans. Séparé de sa femme depuis plusieurs années, il mène une vie recluse, entourée de ses amis qui font partie du même quintette de jazz. Un soir, il tombe amoureux, le temps d'une danse, de Miss Perfumado, une femme mystérieuse, voire énigmatique. Il la perd de vue. Son ami Winston, le saxophoniste, le console. Il va retrouver cette conquête grâce à ses amis, notamment Moussa, l’Africain qui veut qu’il écrive sa biographie. Lui n’y tient guère mais comment dire non à un ami qui le prend pour un grand écrivain sans rien avoir lu de lui? Ce romancier cherche avant tout le bonheur. A-t-il un goût, une couleur, un parfum? Est-il heureux avec sa fille, son fils, même son ex-femme si indulgente? Il promet un roman à son éditeur pour répondre à toutes ces questions. C'est le livre que le lecteur tient entre ses mains.




 Didier Leclair


Didier Leclair est né en 1967 à Montréal de parents d’origine rwandaise. Après avoir passé son enfance en Afrique, il s’établit à Toronto en 1987 après des études de lettres, à l’Université Laurentienne à Sudbury. Lauréat du Prix Trillium en 2001 pour son premier roman, Toronto, je t’aime, il a été finaliste du Prix du Gouverneur général en 2004 pour Ce pays qui est le mienLe bonheur est un parfum sans nom est son huitième livre.

Lien vers la maison d’édition : http://editionsdavid.com/products-page/le-bonheur-est-un-parfum-sans-nom/









Sept vies, dix-sept morts

Alain Bernard Marchand, Sept vies, dix-sept morts, Les Herbes rouges

Qu'ont en commun un conservateur de documents anciens, le fils d'un opposant à la dictature des colonels en Grèce, un distributeur de courrier dans une tour de bureaux, un étudiant en proie au Stamboul Blues, un joggeur qui découvre un cadavre, un cinéphile captivé par une bande-annonce, deux frères nés à une minute cinquante-sept secondes d'écart? La réponse se décline ici en sept vies et dix-sept morts. Dans ces nouvelles qui se répondent, Alain Bernard Marchand explore les différentes formes de filiation - filiation par le sang, par le goût, par le tempérament  - qui lient des personnages sans défense au moment où la mort les frôle de trop près.




Alain Bernard Marchand

Après une carrière dans la fonction publique canadienne, Alain Bernard Marchand se consacre désormais entièrement à l’écriture. Poésie, récit, roman, essai et nouvelles se succèdent et lui ont valu plusieurs distinctions.

Lien vers la maison d’édition : https://www.lesherbesrouges.com/sept-vies-dixsept-morts









Sans capote ni kalachnikov

Blaise Ndala, Sans capote ni kalachnikov, Mémoire d’encrier

Rwenzori, Afrique des Grands Lacs. Fourmi Rouge et Petit Che traquent les ombres fuyantes du conflit le plus meurtrier depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils se sont rebellés contre le dictateur qui a coincé le pays entre une espérance de vie en chute libre et une constipation électorale bien carabinée. Ce qui hante pourtant leur esprit dépasse les aléas du jeu politique. Leur obsession a un nom : Véronique Quesnel, cinéaste attirée par cette république déclarée « centre de gravité de la misère nègre ». Connaîtront-ils le vrai visage de celle qui, de Montréal à Hollywood, draine les foules? Parviendront-ils à découvrir la vérité et à s’inventer un avenir?




Blaise Ndala

Blaise Ndala est né en République démocratique du Congo, pays qu’il quitte en 2003 pour la Belgique où il poursuit des études de droit. En 2007, il s’installe au Canada, dans la région de la capitale nationale. Il est d’abord professeur de français langue seconde, puis fonctionnaire fédéral. Son premier roman, J’irai danser sur la tombe de Senghor, a reçu de nombreuses distinctions et a été finaliste du Prix Trillium. Parallèlement à ses occupations de fonctionnaire, Blaise Ndala est blogueur invité au Huffington Post France, depuis le lancement de l’édition française de ce journal électronique.

Lien vers la maison d’édition : http://memoiredencrier.com/sans-capote-ni-kalachnikov-blaise-ndala/









Sous le soleil de midi

Aurélie Resch, Sous le soleil de midi, Éditions Prise de parole

Ce n’est pas comme ça que ça aurait dû se passer. D’habitude, les choses sont différentes. Mais voilà, il y a les bouchons de circulation, la pression familiale, la curiosité ou la guerre, et soudain les événements prennent un tournant inattendu. Et cette chaleur qui pèse et exacerbe toutes les tensions…




 Aurélie Resch

Ecrivainé, journaliste et scénariste, Aurélie Resch écrit sur l’exil et la quête identitaire. Elle a reçu des nominations pour le Prix de poésie Trillium, le Prix des lecteurs Radio-Canada et le Prix Christine Dumitriu Van Saanen. Aurélie Resch collabore aussi à diverses revues culturelles, réalise des documentaires pour des télévisions francophones et anime des ateliers d’écriture dans les écoles, les salons du livre et les centres culturels. Cet éventail de réalisations, à travers lesquelles Aurélie Resch s’efforce de promouvoir la culture française, lui vaut d’être finaliste des Trophées du Sénat français en 2008.

Lien vers la maison d’édition : http://www.prisedeparole.ca/titres-livre/?id=557


Finalistes du Prix de poésie Trillium en langue française

 

Oubliez

Sylvie Bérard, Oubliez, Éditions Prise de parole

Dans un train qui file vers l’est, une femme médite sur l’éloignement amoureux de l’autre qui ne se rappelle plus qu’elle existe. Dans une maison, une femme – est-ce la même? – songe à sa mère diminuée par la maladie d’Alzheimer. Ces deux formes d’oubli, qui se rencontrent de manière naturelle et discordante au fil d’un récit où tout s’estompe, provoquent colère et tristesse chez la personne en proie au souvenir.




Sylvie Bérard

Détentrice d’un doctorat en sémiologie de l’UQAM sur la science-fiction écrite par les femmes, Sylvie Bérard se consacre à ses trois passions : l’enseignement de la littérature des Premières Nations et de la littérature franco-canadienne à l’Université Trent; l’écriture de romans de science-fiction (Terre des Autres, 2004 et La Saga d’Illyge, 2011, publiés chez Alire), de nouvelles et autres inclassables; la recherche, avec des travaux portant sur la littérature autochtone, le queer et la science-fiction. Elle a également cotraduit cinq ouvrages. 

Lien vers la maison d’édition : http://www.prisedeparole.ca/titres-livre/?id=556









Furies

Chloé LaDuchesse, Furies, Mémoire d’encrier

Furies de Chloé LaDuchesse est une plongée dans un univers peuplé de créatures mythologiques féminines qui accompagnent la naissance d’une femme nouvelle. Initiation à soi, à l’autre et à cet art d’être femme, féministe et d’assumer son histoire à part entière. Entre fureurs et cris. Entre volcans et lacs.

Parole en trois temps, Furies cherche à cerner la mince frontière entre l’histoire et le mythe, la surface et le fond, la vie et la mort. Les créatures que le recueil met en scène se déploient dans une langue tendre et corrosive, et incarnent la liberté d’être femme jusque dans ses plus cruels desseins. Un texte où amour et abject se confondent et s’arrachent au silence.




 Chloé LaDuchesse

Née à Montréal, Chloé LaDuchesse a publié dans plusieurs revues. Féministe éprise de mots, de musique, de boxe, elle réside à Sudbury, en Ontario. Furies est son premier recueil de poèmes.

Lien vers la maison d’édition : http://memoiredencrier.com/furies-chloe-laduchesse/


     
     
     
Si je connaissais  

Christian Milat, Si je connaissais..., Éditions David

S’inspirant de ces vers du poète René Char, Christian Milat aborde un thème peu exploité en poésie, soit la connaissance, celle de soi, de ceux qui nous entourent, de notre cadre de vie ainsi que celle de l’humanité. Pour lui, cette connaissance passe nécessairement par les mots et les multiples sens qu’ils évoquent. Sous une forme maîtrisée et en apparence classique, les poèmes de ce recueil nous invitent à réfléchir sur le rapport entre le langage et la condition humaine.

     
 Christian Milat  

Professeur au Département de français de l’Université d’Ottawa, Christian Milat y enseigne la création littéraire ainsi que le roman français des XXe et XXle siècles, sur lesquels il a publié de nombreuses études. Aux Éditions David, il a fait paraître un premier recueil de poésie, Douleureuse aurore, en 2006.

Lien vers la maison d’édition : http://editionsdavid.com/2016/10/connaissais-christian-milat/


Finalistes du Prix littéraire Trillium en langue anglaise

 

The Marrow Thieves

Cherie Dimaline, The Marrow Thieves, Cormorant Books

Alors que l’humanité a presque entièrement détruit la planète par le réchauffement climatique, un mal plus grave encore rôde à présent. Les peuples autochtones d’Amérique du Nord sont chassés et exploités pour leur moelle osseuse, qui renferme la clé permettant de retrouver une qualité que le reste de la population a perdue : la capacité de rêver. Dans ce monde en proie aux ténèbres, Frenchie et ses compagnons luttent pour survivre en faisant route vers le nord et les terres ancestrales. Pour l’instant, ils doivent se cacher pour rester en vie, mais ce qu’ils ignorent, c’est que l’un d’entre eux détient le secret pour vaincre les voleurs.




Cherie Dimaline

Écrivaine’ et réviseure métisse, Cherie Dimaline compte à son actif des œuvres de fiction primées qui ont été publiées et font partie de recueils parus dans le monde entier. Son premier livre, Red Rooms, a été publié en 2007 et son roman, The Girl Who Grew a Galaxy, est paru en 2013. Nommée artiste émergente de l’année en 2014 à l’occasion du Prix de la première ministre pour l’excellence artistique, elle est devenue la première écrivaine autochtone en résidence à la bibliothèque publique de Toronto. The Marrow Thieves a remporté le Prix littéraire du gouverneur général et le prix Kirkus; l’ouvrage est finaliste du prix White Pine, figure parmi les 100 meilleurs livres de l’année du Globe and Mail et a été sélectionné dans le cadre du concours Canada Reads de la CBC.

Lien vers la maison d’édition : http://cormorantbooks.com/dcb/isbn9781770864863/









Scarborough

Catherine Hernandez, Scarborough, Arsenal Pulp Press

Situé à l’est de Toronto, Scarborough est un quartier pauvre qui abrite une population très diversifiée sur le plan culturel. À l’instar de nombreux quartiers des centres-villes, Scarborough concentre pauvreté, drogue, criminalité et dégradation urbaine. Le roman Scarborough fait intervenir une multitude de voix pour relater les histoires des habitants solidaires d’un quartier en situation de crise : Victor, un artiste noir harcelé par la police; Winsum, un propriétaire de restaurant antillais qui lutte pour s’en sortir; et Hina, une travailleuse scolaire musulmane qui constate personnellement l’incidence de la pauvreté sur l’éducation.

Il y a aussi les trois jeunes qui s’efforcent de sortir d’un système qui les délaisse en permanence : Bing, un garçon philippin gai qui vit dans l’ombre de la maladie mentale de son père; Sylvie, la meilleure amie de Bing, une fillette autochtone dont la famille tente avec difficulté de trouver un foyer permanent; et Laura qui, après avoir été négligée par sa mère, s’apprête à connaître le même destin avec son père.




Catherine Hernandez

Catherine Hernandez est à la fois une femme de couleur queer, une mère radicale, une activiste, une praticienne de théâtre, une auteure primée et la directrice artistique de la compagnie artistique b current performing arts. Son spectacle solo, The Femme Playlist, a été présenté pour la première fois au Buddies in Bad Times Theatre en 2014 dans le cadre de la série AfterRock Play, coproduite par b current, Eventual Ashes et le Sulong Theatre. Elle a effectué des résidences en dramaturgie au Théâtre Passe Muraille, au Carlos Bulosan Theatre, au Shaw Festival Theatre, au Blyth Festival Theatre, au Buddies in Bad Times Theatre et au Nightswimming Theatre. Ses pièces Kilt Pins et Singkil ont été publiées par Playwrights Canada Press. Scarborough a remporté le prix Jim Wong-Chu dans la catégorie « manuscrit non publié », a été retenu en sélection finale des Toronto Book Awards et de l’Evergreen Forest of Reading Award, et a été retenu en sélection préliminaire du concours Canada Reads. Catherine Hernandez a été nommée par CBC Books parmi les 17 écrivains à surveiller.

Lien vers la maison d’édition : http://www.arsenalpulp.com/bookinfo.php?index=461









Birds Art Life

Kyo Maclear, Birds Art Life, Doubleday Canada

Après avoir rencontré un musicien de Toronto amoureux des oiseaux, Kyo décide de le suivre pendant un an et de découvrir ce qui l’a poussé à se passionner subitement pour la nature. Cet ouvrage célèbre en particulier la folie consistant à aimer et à suivre les oiseaux au sein d’une grande ville. À la fois intime et philosophique, le livre oscille avec aisance entre le granulaire et le grandiose. Il met en valeur les effets créatifs et libérateurs qui se font jour lorsque nous gardons nos yeux et nos oreilles grands ouverts. Il analyse également ce qu’il advient lorsque nous appliquons les leçons essentielles de l’observation des oiseaux à d’autres aspects de la vie. D’une certaine façon, ce livre porte, d’une part, sur la déconnexion – lorsque nos passions fléchissent sous le poids des exigences et des émotions de la vie quotidienne – et, d’autre part, sur la reconnexion – lorsque la quête de la passion et de la beauté sous des formes simples peut nous permettre de mener la vie la plus satisfaisante qui soit. À un niveau plus profond, l’ouvrage aborde la question de savoir comment nous sommes façonnés et influencés par nos passions parallèles et comment nous pourrions apprendre à chérir non seulement les lieux naturels immaculés de la planète, mais aussi les espaces urbains ternes où vivent la plupart d’entre nous. Birds Art Life suit le parcours de deux artistes dont les aventures invitent à méditer sur la nature de la créativité et à partir en quête d’une vie heureuse et enrichissante.




Kyo Maclear

Kyo Maclear est romancière, essayiste et auteure de livres pour enfants dont les ouvrages ont été traduits dans vingt pays. Elle est née à Londres, en Angleterre (d’un père britannique et d’une mère japonaise), et a déménagé au Canada à l’âge de quatre ans. Elle termine à l’heure actuelle un doctorat en lettres et sciences humaines de l’environnement à l’Université York. Elle est professeure agrégée auprès de la School of Writers du Collège Humber et du programme de maîtrise en beaux-arts, création littéraire, de l’Université de Guelph. Birds Art Life était finaliste du Hilary Weston Writers Prize en 2017 dans la catégorie de littérature non romanesque et figurait sur plusieurs listes reconnues des « meilleurs livres de l’année ».

Lien vers la maison d’édition : https://penguinrandomhouse.ca/books/547093/birds-art-life#9780385687539 










Life on the Ground Floor

James Maskalyk, Life on the Ground Floor, Doubleday Canada

Dans ce livre très personnel, James Maskalyk, médecin champion des causes humanitaires, revient sur sa vaste expérience en médecine d’urgence. Partageant son temps entre un centre de traumatologie du centre-ville de Toronto et le plus grand hôpital universitaire d’Addis-Abeba, il découvre que, bien que les cultures, les ressources et les difficultés médicales des hôpitaux puissent différer, elles sont indéfectiblement liées à un endroit : le rez-de-chaussée, où se situent les salles d’urgence. C’est là, au rez-de-chaussée, que James Maskalyk fait face à ses craintes et à ses doutes sur la médecine, et qu’il est témoin de deuils et de rires, de tragédies et d’espoirs, de la fragilité de l’être et de la résilience de l’esprit humain.

Pourtant, dans ce récit sur la « vitalité humaine », ce n’est pas en tant que médecin qu’il est le plus profondément touché, mais en tant que petit-fils s’occupant de son grand-père nonagénaire. Superbement structuré et d’une écriture magistrale, Life on the Ground Floor n’est pas qu’un simple ouvrage de médecin urgentiste : c’est une véritable méditation sur la santé et la maladie, sur les moments où il faut tenir bon et sur ceux où il faut lâcher prise.




James Maskalyk

Le Dr James Maskalyk, auteur à succès de l’ouvrage acclamé par la critique Six Months in Sudan, est médecin urgentiste, enseignant primé et membre de Médecins sans frontières. Il enseigne la méditation au Consciousness Explorers Club et partage actuellement son temps entre Toronto et Addis-Abeba. Life on the Ground Floor a remporté le prix Hilary Weston Writer’s Trust Prize for Nonfiction, qui récompense les ouvrages non romanesques. 

Lien vers la maison d’édition : https://www.penguinrandomhouse.com/books/108744/life-on-the-ground-floor-by-dr-james-maskalyk/9780385665971/









So Much Love

Rebecca Rosenblum, So Much Love, McClelland and Stewart

Lorsque Catherine Reindeer disparaît mystérieusement du parc de stationnement devant le restaurant où elle travaille, sa collectivité tout entière est ébranlée. Sa collègue serveuse voit désormais le danger partout autour d’elle. Sa mère cherche désespérément à se consoler en répétant son nom sans cesse. Son professeur pense à elle de façon obsessionnelle. Son mari refuse d’abandonner l’idée qu’elle rentrera un jour à la maison. Faisant voyager le lecteur entre les personnages qui connaissaient Catherine de près et ceux qui la connaissaient à peine, So Much Love illustre comment une disparition inattendue peut bouleverser la vie de ceux qui restent.

Le roman s’articule pourtant autour de l’étonnant processus de résilience et de rétablissement de Catherine. Quand, après avoir vécu pendant des mois une horreur inimaginable, Catherine subit une ultime perte dévastatrice qui l’oblige à prendre une décision audacieuse, elle n’est pas du tout préparée aux événements qui vont suivre. Aux péripéties de Catherine se mêle le récit d’une poétesse de la région qui a été assassinée des décennies auparavant et dont l’œuvre devient pour Catherine le seul moyen de survie durant son calvaire.





Rebecca Rosenblum

Rebecca Rosenblum est l’auteure de deux recueils de nouvelles très bien accueillis, The Big Dream et Once, qui a remporté le prix Metcalf-Rooke et a figuré sur la liste des 15 livres d’importance de Quill & Quire en 2008. Ses œuvres de fiction ont été retenues en sélection finale du prix Journey, des Prix du magazine canadien et du prix littéraire Danuta Gleed. Elle habite à Toronto. So Much Love est son premier roman.

Lien vers la maison d’édition : https://penguinrandomhouse.ca/books/250276/so-much-love#9780771072437









This Accident of Being Lost

Leanne Betasamosake Simpson, This Accident of Being Lost, House of Anansi Press

This Accident of Being Lost est le nouveau recueil incisif de contes et de chansons de Leanne Betasamosake Simpson, conteuse et écrivaine primée d’ascendance nishnaabeg. Dans ces œuvres visionnaires, Leanne Betasamosake Simpson reprend le thème du fragment, dont elle s’était servie comme d’un puissant outil d’intervention dans son recueil acclamé par la critique, Islands of Decolonial Love. Poétesse provocatrice, elle relate en permanence une réalité décolonisée, à la fois contemporaine et atemporelle, qui résiste aux récits dominants ou aux catégorisations confortables. Un corbeau veille sur un cerf accro au sel de la route; le lac Ontario inonde Toronto pour recréer le monde tout en envoyant des messages « COMPRENNENT-ILS? »; des amoureux arpentent le dernier recoin de la forêt boréale; trois camarades guérilleros entaillent des érables dans un quartier relativement cossu; et Kwe obtient son permis d’armes à feu dans une région rurale de l’Ontario. Mélangeant des éléments de la narration nishnaabeg, de la science-fiction, du réalisme contemporain et de la voix lyrique, This Accident of Being Lost brille d’une intensité tranquille, tel un feu de camp dans un jardin, et invite le lecteur à reconsidérer le monde qu’il pensait connaître.




Leanne Betasam
 

Leanne Betasamosake Simpson est écrivaine, universitaire et musicienne d’ascendance michi saagiig nishnaabeg et membre de la Première Nation d’Alderville. Titulaire d’un doctorat de l’Université du Manitoba, elle a donné des conférences dans des universités aux quatre coins du Canada. Elle a déjà écrit trois livres, dont Islands of Decolonial Love, et édité trois recueils. Elle a sorti deux albums, dont f(l)ight, qui vient compléter ce recueil.

Lien vers la maison d’édition : https://houseofanansi.com/products/this-accident-of-being-lost



Finalistes du Prix de poésie Trillium en langue anglaise

Class Clown
 

Pino Coluccio, Class Clown, Biblioasis

Dans Class Clown, Pino Coluccio reprend les thèmes classiques de l’amour, de la mort et du temps en leur donnant vie dans de courts poèmes pleins d’esprit, où se mêlent rimes, calembours et jeux de mots. Plus « punks » que « progs », ni légers ni graves, les poèmes du deuxième ouvrage de Pino Coluccio se réclament des thèmes classiques que sont l’amour, la mort et le temps qui passe, tout en mettant en scène une série de perdants et d’aspirants dont l’obstination admirable prend également parfois une tournure tragique. Le recueil se fait avant tout le fer de lance de la plus noble des formes d’art humain : la pitrerie.




Pino Coluccio

Les poèmes de Pino Coluccio ont été publiés dans The Walrus et dans trois anthologies. Son premier recueil, First Comes Love, est paru en 2005. Il vit à Toronto.

Lien vers la maison d’édition : http://biblioasis.com/shop/poetry/class-clown/









The Better Monsters

Puneet Dutt, The Better Monsters, Mansfield Press

Si tant est qu’un livre soit un reflet du monde, The Better Monsters reflète la vision que nous avons de nous-mêmes et d’autrui. Avec ses protagonistes attachants et à la croisée d’identités multiples, les poèmes de Puneet Dutt abordent avec brio les complexités culturelles de la politique, de la violence et de la guerre en ce nouveau siècle et analysent l’incidence persistante du racisme et des concepts de frontière, d’appartenance et de patrie en Amérique du Nord et au-delà. The Better Monsters met ainsi en lumière, avec une honnêteté désarmante, les expériences et les émotions poignantes de l’être et constitue, à ce titre, un début très prometteur pour l’une des jeunes poétesses les plus passionnantes du Canada.




Puneet Dutt

Puneet Dutt a obtenu une maîtrise en anglais à l’Université Ryerson. Elle est l’auteure du livre de colportage PTSD south beach (Gray Borders Books), finaliste de l’édition 2016 du Breitling Chapbook Prize (Phantom Books). Son œuvre est parue dans plusieurs revues et dans le recueil Imaginarium 4: The Best Canadian Speculative Writing. Née en Inde et élevée dans le New Jersey, Puneet Dutt vit aujourd’hui avec son mari à Toronto, où elle est membre du comité de rédaction de Canthius et animatrice d’ateliers d’écriture au sein du Toronto Writers Collective.

Lien vers la maison d’édition : http://mansfieldpress.net/puneet-dutt/









Admission Requirements

Phoebe Wang, Admission Requirements, McClelland & Stewart

Ce premier recueil est l’œuvre d’une nouvelle voix saisissante dans l’univers de la poésie canadienne. Les poèmes d’Admission Requirements s’attachent à mettre en lumière le tribut dont nous devons nous acquitter lorsque nous traversons nos frontières matérielles et psychiques. Simultanément rempli et vidé de ses origines, le moi est en permanence mis à l’épreuve par des certitudes et des manières d’être. La voix narratrice de ces poèmes mène une sorte de travail de terrain, arpentant les jardins, les collectivités et les paysages urbains désordonnés, au sein desquels le lecteur se retrouve face aux paradoxes qui nourrissent les histoires sous-jacentes. Empreints d’une ironie discrète et d’une imagerie troublante, les poèmes abordent les conflits internes inhérents à la vie contemporaine.






Phoebe Wang

Phoebe Wang est née à Ottawa et vit actuellement à Toronto, où elle écrit et enseigne. Elle a obtenu un baccalauréat en anglais à l’Université York et une maîtrise en création littéraire à l’Université de Toronto. Auteure de deux livres de colportage, Occasional Emergencies (2013) et Hanging Exhibits (2016), elle a remporté le concours de poésie de PRISM international en 2015. Admission Requirements est son premier recueil de poèmes.

Lien vers la maison d’édition : https://www.guernicaeditions.com/title/9781771830478