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SUCCÈS DE LA SODIMO: LINUS ENTERTAINMENT

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Il y a plus de dix ans, Geoff Kulawick était déjà un vétéran de l’industrie. Après plusieurs années à la tête de la division A&R (artistes et répertoire) de Virgin Records/EMI Music Canada, et en tant que responsable des projets créatifs chez Warner/Chappell Music Canada, il s’est mis en quête d’un nouveau défi.

L’industrie était alors en pleine évolution. Les grandes maisons de disques multinationales de l’époque commençaient à abandonner les activités d’A&R et ne cherchaient plus à trouver des artistes et à les faire connaître. Kulawick a alors réalisé qu’il avait l’expérience requise et que le moment était propice : il a donc fait le grand saut en 2001 en fondant l’étiquette Linus Entertainment.

Le groupe comprend désormais plusieurs labels indépendants à succès et une société de distribution, et possède de nombreuses parts dans le domaine de l’édition musicale. Le répertoire d’artistes de ces sociétés implantées à Burlington ressemble d’ailleurs à un palmarès de la fine fleur de la musique canadienne, puisqu’on y trouve Bruce Cockburn, Gordon Lightfoot, Buffy Sainte-Marie, The Canadian Brass, Sophie Milman, Gowan, The Nylons, Ashley MacIsaac, The Tea Party, ainsi que des artistes prometteurs comme Matt Andersen, Del Barber et Elizabeth Shepherd. Le groupe Linus figure aujourd’hui parmi les principaux exportateurs d’enregistrements de musique canadienne, avec un catalogue de près de 1 000 albums.

Kulawick a veillé à pérenniser la croissance de la société. Dès le départ, il a acquis une participation majoritaire auprès d’IDLA (Independent Digital Licensing Agency), un distributeur international. Outre l’impressionnant répertoire d’artistes de jazz de Linus, la société compte de nombreux artistes qui ont suivi Kulawick. Ce dernier détient des parts dans True North Records (l’une des principales maisons de disques de musique roots du pays ainsi que la plus ancienne étiquette de musique indépendante du Canada) et dans Children’s Group, l’un des plus grands labels de musique pour enfants dans le monde. En 2013, Linus a également fait l’acquisition de Solid Gold Records, une maison de disques spécialisée dans le rock des années 1980.

Faire connaître ses nouveaux artistes est l’un des principaux défis que doit relever la société. La concurrence est féroce en ce qui concerne les radios traditionnelles : les multinationales dotées de fonds abondants promeuvent en effet leurs propres artistes de façon musclée et sont en mesure d’offrir des avantages tels que des laissez-passer pour rencontrer des groupes majeurs à la fin d’un concert – ce que les étiquettes indépendantes ne peuvent tout simplement pas se permettre.

Dès le départ, Kulawick avait conscience que sa société ne pourrait pas compter sur les radios commerciales pour assurer son succès. Il s’est donc concentré sur les genres à marché de niche, c’est-à-dire ceux pour lesquelles les multinationales n’étaient pas en mesure d’assurer une concurrence aussi dynamique. Heureusement pour lui, les artistes de folk, de roots et de jazz n’ont jamais vraiment misé sur les radios commerciales. Kulawick constate que ces artistes sont capables de faire une meilleure percée aux États-Unis et en Europe grâce aux tournées, aux critiques, aux blogueurs et aux stations de radio publiques disposant d’une programmation plus riche.

Cette approche axée sur la créativité a néanmoins son lot de risques. Heureusement, Kulawick a pu compter sur certains appuis. Grâce aux programmes comme le Fonds de musique de la SODIMO et le Fonds de la SODIMO pour l’exportation, et grâce à des crédits d’impôt, Kulawick a obtenu des aides à la production et à la promotion des artistes, ainsi qu’un soutien en matière de distribution. Cela a permis à Linus Entertainment ainsi qu’aux autres sociétés de Kulawick de continuer de prospérer.

Cela signifie également que les passionnés de musique peuvent s’attendre à découvrir de nombreux nouveaux trésors canadiens et internationaux dans les années à venir.

« Nous voulons continuer de faire ce que nous faisons bien, c’est-à-dire collaborer avec des musiciens qui nous semblent prometteurs et avec des artistes complets, qui écrivent leurs propres chansons ou qui sont de vrais virtuoses en studio ou en concert. Vous ne les verrez pas de sitôt caracoler en haut des palmarès musicaux ou se produire aux Grammy Awards, mais vous constaterez qu’un grand nombre de nos artistes obtiennent du succès localement et internationalement, à plus petite échelle. »

— Geoff Kulawick, président et fondateur, Linus Entertainment

Pour en savoir plus sur Linus Entertainment :
Site Web : http://linusentertainment.com