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SUCCÈS DE LA SODIMO : COACH HOUSE BOOKS

Coach House 

L’éditeur ontarien Coach House Books se démarque sur la scène internationale de l'édition.

Figurant dans le cercle fermé des éditeurs canadiens imprimant leurs propres publications, la compagnie est réputée pour son audace en termes de contenu et de conception. Résultat : des éditions de luxe pour ses ouvrages de fiction et de poésie novateurs. Plébiscitée par la critique depuis près d'un demi-siècle, cette stratégie n'a pourtant pas toujours su lui garantir le succès commercial.
Ayant déjà échappé de peu à la fermeture, Coach House Books a maintenant bien repris du poil de la bête.

Malheureusement, l'industrie du livre n'est pas au mieux de sa forme. La multiplication des marchands en ligne et des grandes chaînes de librairies a précipité la chute de nombreux libraires indépendants. Les étagères des quelques libraires qui font de la résistance se font plus parsemées, et proposent principalement des best-sellers, pour répondre à la demande des lecteurs et au diktat commercial. En parallèle, la transition de la version papier au format numérique a forcé toute l'industrie à redéfinir ses modèles commerciaux et ses sources de revenus. La politique d'édition de Coach House va ainsi à l'encontre de la tendance actuelle du marché.

Mais Coach House ne s'est jamais vraiment soucié des tendances. Avec pour modeste ambition de « vendre assez de livres pour continuer à exister », la raison d’être de l'éditeur consiste à produire de belles œuvres, écrites par des artistes de talent, et à les mettre entre les mains d'un public le plus large possible. Bénéficiant d'une subvention de la SODIMO, la compagnie a pu jusqu'ici remplir ces deux objectifs. En effet, elle a organisé des campagnes de marketing locales et a étendu sa distribution aux États-Unis, touchant ainsi de nouveaux lecteurs et s'assurant des revenus supplémentaires grâce aux droits de publication internationaux. Et ce n'est pas la qualité qui fait défaut : Prix de poésie Griffin, Prix du Gouverneur général, « Toronto Book Awards », « Amazon First Novel Awards », Prix du premier ministre pour l'excellence artistique en Ontario et Prix littéraires Trillium, notamment le Prix de poésie Trillium 2013 décerné à Matthew Tierney pour Probably Inevitable.

Coach House vient d'ailleurs cette année d'enregistrer des ventes record. C'est ce que les passionnés et supporteurs de plus en plus nombreux de Coach House (auteurs, éditeurs, critiques et libraires, sans oublier les lecteurs) pourraient qualifier de « justice poétique ».

« Nous ne pensons pas en termes de concurrence mais de communauté. On ne peut pas comparer les livres à du dentifrice, car on n’achète pas deux fois le même ouvrage. Il est vrai que l'on se bat parfois pour obtenir les meilleurs auteurs mais il est dans notre intérêt commun de travailler ensemble au lieu de se comporter comme des ennemis, afin de faire prospérer l'industrie du livre. » – Alana Wilcox, directrice de la rédaction, Coach House Books