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SUCCÈS DE LA SODIMO : BIBLIOASIS

Biblioasis

Dan Wells n'a jamais eu l'intention de devenir éditeur. Il appelle ça sa « profession accidentelle ». Ayant besoin de faire une pause dans les études, il achète un lot de livres anciens en vrac lors d'une vente aux enchères et ouvre une librairie à Windsor, en Ontario, en s'attendant à ce que l'entreprise échoue et à retrouver le monde universitaire pour obtenir son doctorat. Dix-sept ans plus tard, il dirige désormais une presse littéraire prospère... et n'a toujours pas ce doctorat.

Peu de temps après l'ouverture de la librairie, Dan s'implique dans un festival littéraire local et commence à nouer des relations au sein de la communauté de l'édition canadienne. Une rencontre et une conversation fortuites le conduisent à s'associer à un  pour publier une série de livres de colportage. Subitement, le voilà devenu éditeur.

L'apprentissage est rude. Dan se rend vite compte que les gens n'achètent pas de bons livres simplement parce qu'il les publie; il lui faut également les promouvoir. Trouver le bon équilibre entre l'édition et le marketing, et attirer l'attention sur des ouvrages qui en valent la peine avec un budget modeste, constituent des défis quotidiens. Dan se targue de choisir les livres sur la base de leur qualité, non de leur valeur marchande potentielle. Biblioasis ne prendra jamais la décision de ne pas publier un ouvrage qui lui plaît pour la seule raison qu'il ne s'en vendra pas un certain nombre d'exemplaires. Cependant, pour se maintenir à flot, Biblioasis publie des titres populaires qui se vendront à coup sûr – des ouvrages sur le hockey, des livres de cuisine et des récits d'histoire locale. Le financement offert par le Fonds du livre de la SODIMO permet à Biblioasis d'expérimenter non seulement en matière de catalogue littéraire, mais aussi de mise en marchée, contribuant à asseoir la réputation de la société et à assurer un marketing direct efficace auprès des librairies.

Windsor a beau ne pas constituer un choix évident pour installer une maison d'édition, Dan considère qu'ils 'agit d'une arme secrète. L'évolution des technologies de communication modernes fait qu'une maison d'édition n'a pas obligatoirement besoin de se trouver au cœur de l'action pour apporter une contribution significative. En outre, l'accès aisé aux marchés américains facilite le marketing et les ventes. Ils représentent désormais 25 à 45 p. 100 des ventes de la société. (Le Fonds de la SODIMO pour l'exportation permet à Dan de fréquenter des conférences commerciales, des salons professionnels et des foires du livre dans le but de développer cette part de marché.) Par ailleurs, le fait d'avoir son siège à Windsor réduit les coûts, ce qui signifie que Biblioasis peut miser sur des projets auxquels elle croit.

L'un de ces projets est une série de rééditions, la collection reSet, lancée par Biblioasis à l'automne 2014. Dan estime que nous oublions notre patrimoine littéraire en laissant le tirage de grandes œuvres s'épuiser. Il étoffe également la série d'ouvrages traduits de la presse afin d'inclure davantage d'écrivains canadiens francophones et de langue non officielle. La diversité et l'esprit d'aventure restent deux des plus grands atouts de Biblioasis.

« Avant tout, lorsque nous décidons de publier un livre de poésie ou de fiction, nous tenons compte de la mesure dans laquelle nous l'apprécions et de la qualité de l'écriture. Comme petite entreprise, nous jouissons d'une immense liberté, ce qui n'est pas le cas des grandes maisons d'édition. Ça nous donne un avantage. »

—Dan Wells, éditeur et , Biblioasis

Pour en savoir plus sur Biblioasis :
Site Web : http://www.biblioasis.com
Twitter : @biblioasis
Facebook : http://www.facebook.com/biblioasis